Posté le 25 septembre 2009 par Mireille

Le jour où j’ai recueilli un chaton

Vendredi soir, 21h30. La mauvemobile de Pierrot ne part pas, l’atmosphère est tendue. Il ouvre la porte pour la ixième fois, ayant décidé de prendre l’autobus pour rentrer chez lui et régler ça demain. GaB et moi, on savait pas quoi faire.

Au moment où la porte s’ouvre, Pierrot prend un drôle d’air et la referme. “Y’a un chat devant la porte?!”

On entrouvre la porte, méfiants. Effectivement, un mini-chaton grand comme mon poing nous dévisage avec ses yeux ronds de Bambi félin. Devant notre hésitation, il pousse doucement sur la porte, essayant d’entrer nous rejoindre. Séduite, je le prends dans mes bras avant que Pesto ne se décide à le mettre en pièces, et Mini-Chat se met à ronronner comme la mauvemobile durant ses belles années.

“Hoooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn”, s’émeuvent les trois humains. Même Pesto est attendri et renifle gentiment le bébé.

Toujours prête à sauver les chatons en détresse, je commence à aller cogner aux portes de l’immeuble. Une madame de 40 ans aux cheveux bleu-orange-roux ouvre au bout de quelques essais.

- Ah! C’est mon chat, dit-elle avec autant d’intérêt que si elle avait trouvé de la bubu dans le fond de ses poches de manteau.

- Oui, il grattait devant notre porte, marmonnai-je avec un dix roues de reproche dans la voix.

- Ah ben! Merci ben!

Je lui ai donné Mini-Chat à contrecoeur. Je l’ai pas dit à GaB, mais l’espace d’un moment, j’ai envisagé adopter le chaton jusqu’à ce qu’on lui trouve des parents plus dignes. Ça m’a fait de la peine, genre. Son petit ronron était tellement en manque d’amour.

Quand on est revenus chez nous, j’ai fait un gros câlin à Pesto.

Pas de commentaire.




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